Etre free(wo)men pour moi, c’est avoir conscience d’être infiniment privilégiée, d’être née du bon côté du village mondial.
C’est ressentir profondément la souffrance, l’injustice et l’incohérence. C’est avoir envie de partager en n’étant pas tout à fait prête à me dépouiller, et d’assumer ces contradictions. Au contact des free(wo)men, j’ai appris que mes connaissances sont bien fragiles et doivent toujours être remises en cause.
Etre free(wo)men, c’est cesser d’être une voix qui crie dans le désert, mais participer à un réseau qui me donne quelque visibilité. En effet, ce n’est pas très utile d’avoir raison tout seul. Et même si on est peu nombreux, au moins on est quelques uns, pour reprendre les paroles de résistants de la première heure de la seconde guerre mondiale (cités par Francesco Casabaldi). Ce même Francesco qui ne se reconnaît pas comme fondateur du réseau freemen. En effet, les appels ne surgissent pas en un jour, les idées maturent, murissent, grandissent dans le dialogue. Isaac Newton avait conscience de « travailler sur les épaules des géants ».
Voici quelques phrases qui illustrent mon appartenance free(wo)men :

Nous devons être le changement que nous voulons voir dans le monde (Gandhi)
Si tu as deux manteaux, en donner un à quelqu’un qui n’en a pas, ce n’est pas lui donner, c’est lui rendre.
La vérité, elle n’est ni à droite ni à gauche, elle est devant…